Panics - 1988
(Bad Dreams)
Origine : Etats-Unis
Genre : Horreur
Réalisé par Andrew Fleming.
Avec Jennifer Rubin, Bruce Abbott, Richard Lynch, Dean Cameron, Harris Yulin, Susan Barnes, John Scott Clough.
Cynthia (la belle Jennifer Rubin) est la seule survivante d'une explosion ayant eu pour théâtre une maison reculée dans le désert, siège d'une secte hippie, menée par un gourou qui le jour du drame n'avait rien fait qu'asperger d'essence ses membres (de la secte, pas ses membres à lui). Y compris Cynthia, dont c'était l'intronisation.
Treize ans plus tard, Cynthia se réveille, et est internée dans un hôpital psychiatrique, sous la responsabilité du Dr Karmen (Bruce Abbott). Très vite, le gourou va revenir sous forme d'hallucinations ou de rêves et, à l'aide de quelques meurtres, va faire pression sur Cynthia pour que celle-ci se suicide et rejoigne la secte dans l'au-delà...
Un boogeyman brûlé de partout... Des hallucinations ou des rêves... Un hôpital psychiatrique... Un médecin en conflit avec son supérieur hiérarchique.... Jennifer Rubin...
Oui, Panics n'est rien d'autre qu'une pâle copie de Freddy 3, sorti avec grand succès l'année précédente. Cela ne saurait être dissimulé, malgré quelques légères libertés prises avec le film de Chuck Russell. Par exemple ici ce ne sont pas que des adolescents qui sont touchés, mais des adultes. Ou encore l'inédite relation attirance-répulsion entre le tueur et l'héroïne, le gourou et Cynthia... Des différences très minimes. Mais Freddy 3, même si c'est le plus évident, n'est pas le seul râtelier auquel bouffe Panics. Un emprunt est effectivement fait au Re-Animator de Stuart Gordon, en la personne de Bruce Abbott, qui redevient pour l'occasion un docteur incompris et suspendu par son supérieur, ici Harris Yulin, mondialement connu des gens de bon goût pour avoir interprété le juge sadique de Ghostbusters 2.
Bref, à ce point là, niveau originalité, c'est mort. Encore faut-il sauver les meubles. C'est relativement le cas. Le film, assez court, possède suffisamment de victimes pour avoir un rythme plutôt prenant. Les meurtres, parfois assez sauvages, ont par contre l'inconvénient de ne pas être montrés directement. Seuls l'avant et l'après nous sont montrés...
Et pour cause : le scénario possède son twist, plutôt pourri, qui n'est pas sans rappeler les pires coups tordus de Shyamalan. Cela dit, l'ensemble étant traité avec beaucoup moins de chichis que dans les oeuvres de Manoj, ce n'est pas non plus franchement humiliant. Et puis bien sûr signalons la présence des trois acteurs principaux : Harris Yulin, qui avec son noeux papillon et ses grosses lunettes contraste fortement avec son personnage de Ghostbusters 2. Le trop rare Bruce Abbott ensuite, en gentil médecin manipulé qui va finir par se rebeller mollement. J'insiste, mais c'est véritablement une copie de son personnage de Dan Cain dans Re-Animator, sauf qu'ici il n'a pas un Jeffrey Combs / Herbert West pour lui donner la réplique gore et le pousser à bout. En revanche il a Jennifer Rubin, dont c'est le second rôle ici après Freddy 3 un an plus tôt, et qui marque l'écran par sa beauté et sa naïveté...
Cela dit, le film manque quand même assez cruellement d'identité. Une photo quelconque, des scènes oniriques sans teinte et un manque de tonicité (le choix d'un ton sérieux sur un sujet aussi bateau est assez regrettable) empêchent de faire de Panics une bonne surprise. Au final, nous nous retrouvons avec une série B 80's calibrée pour les vidéoclubs. C'est déjà pas si mal, mais c'est pas le pied non plus.
Note : 5/10
Moyenne des votes : 5,25/10 (2 votes)
Walter Paisley
Scène marquante :
# Les amants se cachant pour forniquer dans un local technique et qui finissent broyé par les pales du système de ventilation.
Avis des visiteurs :
# On ressent très fortement l'influence de Freddy 3, mais là où le modèle arborait des meurtres de plus en plus originaux, Panics se contente de nous montrer, ou plutôt de ne pas nous montrer, des morts très classiques, seule exception : la scène de la ventilation qui rehausse un peu le niveau. Le final quand à lui, même s'il n'est pas mauvais, gâche un peu l'ensemble par sa rationalité. Malgré ses petits défauts, le rythme est soutenu pendant un peu plus d'une heure et le spectateur n'a pas le temps de s'ennuyer, ce qui n'est finalement pas si mal vu que c'est un des buts premier de ce genre de production...
Note : 5,5/10 (.: gregore :.)
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