Alors que Punk Rock Holocaust a de grandes chances de bientôt pointer son nez en France et que sa suite est en cours de finition, nous avons interrogé le réalisateur Doug Sakmann à propos de ces deux films mais aussi de ses deux remakes pornos de classiques de l'horreur, Re-animator et l'Exorciste.
Et bien, je suis Doug Sakmann, je viens de New York, aux Etats-Unis. Je suis un réalisateur qui aime faire beaucoup de trucs cheaps, marrants, en général liés par un moyen ou un autre à l'horreur. J'écris, réalise et produit la plupart de mes projets, de même que je m'occupe de leur marketing et de leur publicité. A mes débuts, j'ai intégré la Troma, en tant que chargé de production. J'y ai appris énormément à faire les choses par moi-même, avec peu de moyens. A force de travailler étroitement avec Lloyd Kaufman, j'ai assimilé son influence.
Quels réalisateurs t'ont influencé et surtout quels sont tes films favoris dans le domaine de l'horreur ?
Bien sûr j'ai beaucoup appris de Lloyd et de la Troma, aucun doute là-dessus, et les films du Toxic Avenger sont mes favoris. Les autres réalisateurs que j'admire, principalement pour leur travaux dans le domaine du gore, sont Hershel Gordon Lewis, Takashi Miike, Peter Jackson dans ses premiers films... Quentin Tarantino, avec Kill Bill... Et puis bien sûr il y a tous les classiques de l'horreur, comme la série des Vendredi 13... Tout ce qui possède de belles scènes de meurtres gores.
Pour en revenir à PRH, comment s'est déroulé le tournage ? Ca ne devait pas être évident en plein Vans Warped Tour 2003 ?
Tourner et organiser le film fut un cauchemar, qui est devenu encore bien pire lorsque j'ai perdu mon téléphone portable au milieu du Tour (avec plus de 400 numéros dedans) ! Après ça, au lieu de téléphoner, j'ai dû marcher partout à la recherche de tous ceux dont j'avais besoin pour tourner, à la fois les acteurs et le staff technique. Gardez à l'esprit que la plupart des gens sur le tournage étaient soit membres d'un groupe soit organisateurs du festival, et donc ils étaient tous dispersés partout, toujours occupés à faire des choses en dehors du film.
On retrouve une fois de plus Lloyd Kaufman en tant qu'acteur, comment s'est passé cette collaboration ?
Et bien j'ai travaillé (et réalisé) avec Lloyd pas mal de fois pour des projets de Troma, et j'ai pensé qu'il serait parfait pour jouer le rôle qu'il joue. Il parle tout le temps du diable soutenant des mega-conglomérats qui contrôlent le monde, et c'était sa chance de jouer cela... Je pense qu'il a fait du très bon boulot pour son rôle !
Un bon nombre de groupe Punk a participé au film pour la musique bien sur mais aussi comme acteur, lesquels se sont bien impliqué au projet ? Et surtout lesquels se sont fait trucider ?
Voici une liste de tous ceux qui sont dans le premier Punk Rock Holocaust : Atmosphere, Andrew WK, Beret, Big D and the Kids Table, Bowling For Soup, Destruction Made Simple, Dropkick Murphies, Face To Face, Glassjaw, Horrorpops, The Kids Of Widney High, Less Than Jake, Me First and the Gimmie Gimmies, MEST, Never Heard Of It, Pennywise, The Phenomenauts, Rancid, Simple Plan, Suicide Machines, Treephort, Tsunami Bomb, The Used et Vendetta Red.
On parle d'un nombre record de victimes, peux-tu nous parler du massacre des spectateurs ?
La principale chose que je voulais faire dans ce film était de tuer le plus de monde possible, et je crois que j'ai réussi. Nous avons plus de 113 morts individuelles, sans mentionner la scène de massacre du public, où on ne peut pas compter.
Une rumeur circule au sujet de l'apparition prochaine du film en France, peux-tu nous en dire plus ?
Nous sommes actuellement en négociations avec deux sociétés françaises au sujet de la publication, donc on y travaille... Quelle que soit la société la plus offrante. Heureusement, ça viendra vite ! Le DVD contient plus de 3h30 de matériaux, et vous pouvez y voir quelques coulisses du tournage des scènes où la foule est massacrée. Et bien d'autres choses. Je vous ferai savoir lorsque j'aurai plus d'informations ! Gardez aussi un oeil sur http://www.punkrockholocaust.com/ pour les dernières nouvelles !
Peux-tu nous parler de tes deux films porno-horrifiques The XXXorcist et Re-Penetrator ? Jusqu'à quel point t'es-tu inspiré de ces classiques du cinéma d'horreur ?
Et bien, ma carrière dans le porno horrifique (et dans le porno en général) a démarrée lorsque mes amis du site porno/punk Angel.com m'ont demandé de créer et de réaliser un porno d'Halloween destiné aux membres du site, en 2004. Puisque je suis un grand amateur de film d'horreur, je me suis dit que la meilleure façon de faire serait de parodier un classique. Re-Penetrator était né. Qui aurait pu prédire qu'environ un an plus tard le film aurait acquit une base de solide de fans, et qu'il serait même en lice pour les AVN Awards (les oscars du porno), dans les catégories "Meilleurs effets spéciaux" et "Scène de sexe la plus scandaleuse" ?
Et au sujet du casting : de quel genre cinématographique viennent les acteurs, et comment ont-il réagit face au mélange du porno et de l'horreur ?
Le casting des deux films est composé d'acteurs venus du porno. Joanna Angel, qui tient le principal rôle féminin à la fois pour Re-Penetrator et pour L'XXXorcist, est aussi la propriétaire de BurningAngel.com. C'est elle qui est chargée de repérer les actrices, et l'un de ses principes est de ne jamais leur demander de faire quelque chose qu'elle n'a pas elle-même essayé d'abord. Puisque qu'elle n'avait jamais fait de porno horrifique, elle a donc pris la décision de s'y essayer. Et une fois dedans, elle ne pouvait plus s'en passer !
Peux-tu nous en dire un peu plus sur Punk Rock Holocaust 2 ?
Comme je le disais précédemment, nous avons actuellement Punk Rock Holocaust 2 sous la forme de 5 épisodes de 15 minutes chacun, qui sont disponibles uniquement sur internet. Nous filmons d'autres groupes et des scènes additionnelles pour en faire un film qui sortira à peu près en début d'année prochaine ! Nous n'avons pas (encore) réussi à tuer autant de monde dans cette séquelle que nous ne l'avions fait pour le premier film, donc on essaie d'arranger ça.Interview et traduction : Walter Paisley, gregore