Le Chambara
Le Chambara, à l'instar de la plupart des films de genre au Japon, descend directement d'une tradition théâtrale. Tout d'abord le Kabuki, spectacles à base de danses bouddhiques, initiés par une prêtresse nommée Okuni, en 1603, et avant que les femmes en soient plus tard exclues, alors que le genre commençait à servir d'appât dans des réseaux de prostitutions.
C'est en 1917, sous la direction de Shôjiro Sawada qu'il fait son apparition au cinéma. Il fut alors à nouveau interdit par l'instauration du Comité de Censure par l'occupant américain à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et il fallut attendre la fin des années 50 pour que le genre connaisse un brillant renouveau, notamment grâce aux "sept samouraïs" ou "La Légende de Musashi".
Le terme désigne au Japon le genre cinématographique de la bataille de sabres, et dont le nom savant est Ken-Geki. Plus prosaïquement, le chambara est le fruit de la contraction de "chan-chan bara-bara", sensé désigner le bruit de la lame tranchant la chair. Il s'agit d'un genre ultra-codé qui possède ses motifs et ses figures strictes. Le personnage typique du Chambara est le samouraï ou le ronin, son alter ego déchu et rendu marginal, très proche du cow-boy solitaire, et s'éloignant du Bushido et de son code d'honneur, qui plus est, doté d'une hiérarchie restant la propriété du samouraï. Au fil des temps cinématographiques et traversant des époques plus contestataires, on peut dire que l'image du samouraï s'est vue petit à petit démystifiée au profit du ronin, beaucoup plus anarchiste et individualiste.
Critique :
3 Samouraïs hors la loi
Trois Sergio pour un Gosha.
Goyokin, L'or du shogun
Chambard dans le Chambara !
Hanzo the Razor, l'enfer des supplices
Le justicier de tous les excès.
Sabre du mal, Le
Un Chambara incontournable.
Samouraï sans honneur
Sardonique, impitoyable et alcoolique.