Quand Roger Corman ressuscitait Edgar Poe
Lorsque l'on évoque le cinéma gothique des années 60, l'Europe semble dominer de la tête et des épaules. Les films de la Hammer et ceux de Mario Bava restent ainsi, et parfois à juste titre, ceux à qui l'on pense d'emblée. Pourtant, les Etats-Unis ne furent pas en reste. A peu près au même moment, chez American International Pictures, Roger Corman eut l'idée d'exploiter le patrimoine littéraire national et d'adapter au cinéma les écrits d'Edgar Allan Poe, très populaires auprès de la jeunesse d'outre-Atlantique.
Malgré les premières réticences de ses producteurs Samuel Arkoff et James H. Nicholson, il put dès 1960 tourner La Chute de la Maison Usher, avec un budget record à l'époque, pour l'AIP. Mais le succès fut au rendez-vous, consacrant à la fois le talent de Roger Corman, mais aussi celui de son acteur privilégié, Vincent Price. S'ensuivront sept autres films gothiques, chacun avec son identité propre. Des films allant du bon au chef-d’oeuvre, qui sont malheureusement aujourd'hui quelque peu mésestimés (car méconnus ?) vis-à-vis de leurs concurrents issus du vieux continent.
Critique :
Chute de la Maison Usher, La
L'édification de la maison Corman.
Chambre des Tortures, La
Le puits et le pendule...
Enterré vivant, L'
Et encore, il est pas incinéré...
Empire de la terreur, L'
Trois faces du gothique.
Corbeau, Le
Beau petit gâchis...
Malédiction d'Arkham, La
La Malédiction de Lovecraft.
Masque de la Mort Rouge, Le
Peut-être le meilleur film de Corman.
Tombe de Ligeia, La
La synthèse du cycle Poe.